« L'épilation, ce n'est pas pour ma peau. » Cette idée reçue vient d'une époque où les appareils ne savaient pas distinguer le pigment du poil de celui de la peau. Ce n'est plus le cas — mais cela impose des réglages spécifiques et un test préalable systématique.
Comprendre le mécanisme évite les mauvaises surprises.
La lumière pulsée cible la mélanine. Elle est absorbée par le pigment du poil, chauffe le follicule et le détruit progressivement.
Le problème est que la mélanine se trouve aussi dans la peau. Sur un phototype clair, le contraste entre un poil foncé et une peau claire est fort : la lumière « sait » où aller. Plus la peau est foncée, plus ce contraste diminue, et plus une partie de l'énergie est absorbée par la peau elle-même.
C'est ce qui provoque, quand les réglages sont mauvais, une brûlure superficielle et surtout une hypo- ou hyperpigmentation — une tache claire ou foncée qui peut mettre des mois à s'estomper, parfois davantage.
Conséquence honnête : il faut souvent plus de séances que sur un phototype clair, parce qu'on travaille à intensité plus basse. Mieux vaut deux séances de plus qu'une tache définitive.
On évalue votre phototype sur l'échelle de Fitzpatrick et l'état réel de votre peau au moment du rendez-vous.
Quelques impacts à intensité basse, sur une zone peu visible.
On vérifie l'absence de réaction pigmentaire avant d'aller plus loin. Ce délai n'est jamais raccourci.
On augmente l'intensité séance après séance, uniquement si la peau le permet.
Un doute sur votre phototype ?
Si un institut vous propose une première séance à pleine puissance sans test préalable, sur une peau foncée, partez. C'est le signe qu'il applique un protocole standard sans adaptation — et c'est exactement le scénario qui produit des taches.
Autres points de vigilance :
Oui, sur des poils foncés, avec des réglages adaptés et une progression prudente. Ce qui ne fonctionne pas, quel que soit le phototype, ce sont les poils blancs, gris ou roux : ils n'ont pas la mélanine nécessaire.
Souvent, oui. On travaille à intensité plus basse pour préserver l'épiderme, donc la destruction du follicule est plus progressive. C'est un compromis assumé en faveur de la sécurité.
Il existe, et c'est précisément ce que le test préalable et la montée progressive servent à écarter. Nous ne traitons jamais une peau foncée sans test contrôlé à 48-72 h.
Non. Il faut interrompre et reprendre 4 semaines après la dernière exposition. C'est valable pour tous les phototypes, et c'est encore plus important sur peau foncée.
Oui, et c'est souvent le vrai motif de consultation. En détruisant progressivement le follicule, on supprime la cause. Il faut simplement traiter une peau calme, pas une zone enflammée.
Réservez votre diagnostic : nous évaluons votre phototype et réalisons le test préalable, offerts et sans engagement.
Réserver mon diagnostic offert 06 26 60 35 70